Reconstruction du sein par prothèse

 

Reconstruction mammaire par prothèse

Reconstruction mammaire par prothèse

La reconstruction mammaire par prothèse  est la méthode la plus simple et la plus souvent pratiquée lorsque les tissus du thorax sont de bonne qualité. Elle nécessite une information pré-opératoire rigoureuse, un suivi clinique et radiologique régulier, la patiente étant informée que les prothèses ne sont jamais définitives et doivent être raisonnablement changées après un délai de 12 à 15 ans.

Principes

Depuis janvier 2001, les prothèses utilisées sont des prothèses en gel de silicone, anatomiques, à bases larges et adaptées au volume du sein contro-latéral.
Les prothèses disponibles sur le marché, tant dans leur projection que dans leur base et leur hauteur, permettent actuellement de s’adapter au mieux au volume du sein contro-latéral.
Ces prothèses sont positionnées idéalement en arrière du muscle grand pectoral.

Intervention

  • Pour les mettre en place, on utilisera toujours la cicatrice de mastectomie dans sa partie externe.
  • L’intervention dure en général une heure.
  • Un drainage de courte durée est mis en place pour éviter la formation d’un hématome.
  • L’hospitalisation est d’une durée de 2 à 3 jours.
Reconstruction mammaire par prothèse

Avant reconstruction, cicatrice de mastectomie

Reconstruction mammaire par prothèse

Après reconstruction par prothèse en silicone

Reconstruction mammaire par prothèse

Après reconstruction de l'aréole et du mamelon

Suites opératoires

  • Des douleurs post-opératoires pouvant durer plusieurs semaines dues à la position rétro-musculaire de la prothèse, s’atténuent progressivement grâce à l’aide d’antalgiques.
  • Un soutien-gorge et une bande de contention sont prescrits pendant un mois pour maintenir la position idéale de l’implant et éviter son déplacement lors de la contraction du muscle grand pectoral.
  • La radiothérapie antérieure n’est pas une contre-indication à la mise en place d’un implant si la peau est de bonne qualité.
  • Un délai de six mois à un an après la fin de la radiothérapie est considéré comme raisonnable avant toute reconstruction mammaire.

Complications

  • Infection : elle est rare. L’antibioprophylaxie systématique diminue au maximum sa survenue. Il est souvent nécessaire d’enlever la prothèse pour traiter l’infection. Une nouvelle prothèse pourra être replacée après plusieurs mois.
  • Exposition : elle est plus fréquente lorsque la peau est de mauvaise qualité (en particulier après irradiation) et/ou lorsque le volume de la prothèse est trop important. Le retrait de la prothèse est nécessaire. Il faut en général effectuer secondairement un lambeau pour apporter des tissus de bonne qualité.
  • Rétraction péri-prothétique ou coque : elle peut survenir dans un délai imprévisible post-opératoire pouvant aller d’un mois à 5 ou 10 ans après l’intervention chirurgicale. Lorsque la rétraction est importante, le sein reconstruit devient dur, sphérique ou douloureux. Cette rétraction, ou coque péri-prothétique, est gênante dans 20 à 30 % des cas, pouvant justifier une reprise chirurgicale avec capsulotomie et éventuellement changement de prothèse. Les prothèses texturées, utilisées en reconstruction mammaire semblent diminuer le nombre de coques.
  • Rupture : Les ruptures de prothèse sont devenues rares, car les enveloppes des prothèses sont plus épaisses et les gels utilisés sont plus cohésifs. En cas de rupture d’une prothèse à forte cohésivité, la silicone reste in situ et ne diffuse pas en dehors du sein reconstruit.
  • Fossette interne : Après la mise en place d’une prothèse, une fossette interne peut être décrite avec un coup de hache inesthétique à l’union des quadrants internes du sein reconstruit lors de la contraction du muscle grand pectoral. Cette fossette interne peut être évitée en conservant les fibres les plus internes du muscle grand pectoral.