Cure de ptose mammaire

Définition

  • La ptose mammaire est définie par un affaissement de la glande et une distension de la peau qui l’enveloppe.
  • Le sein est en position trop basse et de plus fréquemment «déshabité» dans sa partie supérieure.

Causes de la ptose mammaire

  • La ptose peut exister d’emblée mais survient le plus souvent après un amaigrissement important ou au décours d’une grossesse avec allaitement.

Principes du traitement

  • L’opération consiste à remodeler le sein en agissant sur l’enveloppe cutanée et sur le tissu glandulaire. La glande est concentrée et placée en bonne position.
  • Il faut ensuite adapter l’enveloppe cutanée, ce qui impose de retirer la peau en excès de manière à assurer une bonne tenue et une belle forme au nouveau sein. Ces gestes permettent de replacer l’aréole et le mamelon qui étaient trop bas situés.
  • L’anesthésie est générale.
  • Une hospitalisation de 1 à 2 jours est habituellement nécessaire.

Cicatrices

  • En cas de ptose très importante, la cicatrice à la forme d’un T inversé avec trois composantes : péri-aréolaire au pourtour de l’aréole entre la peau brune et la peau blanche, verticale entre le pôle inférieur de l’aréole et le sillon sous mammaire, horizontale dissimulée dans le sillon sous mammaire.
  • Plus souvent, en présence d’une ptose mammaire modérée, on peut réaliser une méthode dite « verticale » qui permet de supprimer la cicatrice transversale dans le sillon sous mammaire et de réduire la rançon cicatricielle à ses composantes péri-aréolaire et verticale.
  • Dans certains cas de ptose mammaire très modérée, il est possible d’utiliser une technique qui permet d’effectuer la correction de l’affaissement uniquement avec une cicatrice autour de l’aréole.

Cas particuliers

  • On peut observer une ptose mammaire dans le contexte d’un sein trop petit (hypoplasie ou hypotrophie mammaires) : il faut alors associer la pose d’une prothèse mammaire pour recréer le volume insuffisant.
  • A l’inverse, le sein peut être trop volumineux, et il faut associer au traitement de la ptose, une réduction mammaire. Cette intervention peut être prise en charge par l’assurance maladie, sous certaines conditions.

Suites

  • Les suites opératoires sont en général simples, et peu douloureuses, ne nécessitant que des antalgiques simples.
  • Un gonflement (oedème) et des ecchymoses (bleus) des seins, ainsi qu’une gêne à l’élévation des bras sont fréquemment observés.
  • Le premier pansement est retiré au bout de 24 à 48 heures et remplacé par un pansement plus léger, réalisant une sorte de bustier élastique confectionné sur mesure.
  • La sortie a lieu 24 à 48 heures après l’intervention, puis la patiente est revue en consultation deux à trois jours plus tard. On met alors en place un soutien-gorge assurant une bonne contention.
  • Le port du soutien-gorge est conseillé pendant environ un mois, nuit et jour, au décours de l’intervention.
  • Les fils de suture, s’ils ne sont pas résorbables, sont retirés entre le huitième et le vingtième jour après l’intervention.
  • Il convient d’envisager une convalescence et un arrêt de travail d’une durée de 7 à 10 jours.
  • On conseille d’attendre un à deux mois pour reprendre une activité sportive.

Résultat

  • Il ne peut être jugé qu’à partir d’un an après l’intervention : la poitrine a alors le plus souvent un galbe harmonieux et naturel, symétrique ou très proche de la symétrie.

Complications

  • Un hématome peut nécessiter un geste d’évacuation.
  • Une infection nécessite un traitement anti¬biotique et parfois un drainage chirurgical.
  • Un retard de cicatrisation peut parfois être observé qui allonge les suites opératoires.
  • Une nécrose de la peau, en fait rarement observée avec les techniques modernes, peut être responsable d’un retard de cicatrisation (le risque en est très accru par l’intoxication tabagique). Il convient simplement d’avoir la patience d’attendre le délai nécessaire à l’atténuation des cicatrices et d’observer pendant cette période une bonne surveillance, au rythme d’une consultation environ tous les trois mois à six mois pendant un an. Le sein opéré est un sein qui reste naturel et sensible, notamment aux variations hormonales et pondérales.
  • Des altérations de la sensibilité, notamment mamelonnaire, peuvent être observées, mais la sensibilité normale réapparaît le plus souvent dans un délai de 6 à 18 mois.
  • Surtout l’évolution des cicatrices peut être défavorable avec la survenue de cicatrices hypertrophiques, voire chéloïdes, d’apparition et d’évolution imprévisibles, qui peuvent com¬promettre l’aspect esthétique du résultat et requièrent des traitements locaux spécifiques souvent longs.