Hypertrophie mammaire

 

Hypertrophie mammaire

Hypertrophie mammaire

Définition

On parle d’hypertrophie quand le volume est supérieur à 300 cm3. C’est la variation anatomique la plus fréquente et la seule qui s’accompagne de manifestations fonctionnelles. Les douleurs dorsales sont non seulement liées à l’excès de poids des seins, mais surtout à un trouble de la statique vertébrale consécutif à une attitude cyphotique et une projection antérieure des épaules destinées à dissimuler la poitrine exubérante. L’anomalie posturale et les douleurs disparaissent de façon spectaculaire et rapide après l’intervention.

Traitement

 

Opérer tôt les hypertrophies mammaires, c’est-à-dire dès que la morphologie des seins est stabilisée, permet d’éviter que les qualités mécaniques de la peau ne s’altèrent sous le poids des seins. On entend par morphologie stabilisée l’absence de modification importante du volume des seins depuis 1 an chez une patiente réglée depuis au moins 3 ans. L’absence de vergetures garantit une meilleure pérennité du résultat dans le temps et, en particulier, l’absence de ptose secondaire rapide. L’élasticité cutanée permet de limiter l’étendue des cicatrices horizontales, voire de s’en passer dans les hypertrophies modérées. Classiquement, l’adolescence et l’imprégnation oestrogénique qui l’accompagne, constituent une situation à risque de cicatrices hypertrophiques ou chéloïdes. La plupart des techniques sectionnent les canaux galactophores et l’allaitement n’est plus possible. L’intervention est prise en charge par la sécurité sociale quand le volume de résection glandulaire est d’au moins 300 cc si l’IMC (index de masse corporelle) est inférieur à 25, et 400 cc si l’IMC est supérieur à 25.

L’hypertrophie juvénile ou virginale est une forme particulièrement sévère d’hypertrophie. Apparaissant en période pubertaire, elle évolue rapidement en quelques mois. Fréquemment bilatérale et symétrique, elle nécessite souvent un traitement chirurgical qui ne peut être différé à la fin de la croissance vu le volume et le retentissement fonctionnel. Les récidives sont possibles, nécessitant un traitement antioestrogénique postopératoire et parfois une nouvelle intervention voire une mastectomie sous-cutanée avec reconstruction par implants mammaires.