Technique du ganglion sentinelle

Ganglion sentinelle

Ganglion sentinelle

 

Définition

Le curage axillaire (ablation de la chaine ganglionnaire de l’aisselle) a longtemps été une étape incontournable du traitement des cancers mammaires. Le curage axillaire permet en effet d’établir un pronostic du cancer mais également de retirer les métastases lymphatiques éventuelles du cancer et donc d’en améliorer le traitement. Mais les complications liées à cette chirurgie peuvent être invalidantes (lymphoedème) avec « gros bras », douleurs chroniques…).
Plus la lésion cancéreuse du sein est petite, plus la probabilité d’envahissement ganglionnaire est faible. Pour les petites tumeurs (inférieures à 2 cm), l’étude du ganglion sentinelle permet d’éviter ces complications en ne réalisant le curage axillaire seulement si c’est nécessaire.
En effet, le premier ganglion de la chaine (la « sentinelle ») est prélevé et analysé (ce qui n’entraine en général pas de complication). Lorsque ce premier ganglion est sain, les ganglions suivants de la chaine étant donc sains, le curage axillaire n’est pas nécessaire.

Procédure

Le repérage du ganglion sentinelle est réalisé de deux manières qui peuvent être combinées :

  • injection d’un isotope radioactif qui permettra de repérer le ganglion par scintigraphie
  • injection d’un colorant bleu permettant de repérer visuellement le ganglion lors de la chirurgie

Au bloc opératoire, lors de la tumorectomie ou de la mastectomie, une petite incision est réalisée dans l’aisselle. Le ganglion radioactif (et/ou bleu) est repéré. Il s’agit du premier ganglion de la chaine.
Ce ganglion est analysé en histologie et c’est seulement lorsque sont présentes dans ce ganglion des cellules cancéreuses qu’un curage complet est réalisé.
Cette technique permet donc d’éviter un curage axillaire inutile lorsque la taille de la tumeur le permet.